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Les 3 étapes de la dégustation d’un vin

Au Shake n’ Smash, il n’y a pas que des cocktails ! Notre bar accueille également des ateliers œnologie pour apprendre les 3 étapes de la dégustation d’un vin, mais aussi les meilleurs accords avec des mets. Nous nous sommes aperçus à cette occasion que les personnes connaissant vraiment toutes les phases de ces moments de dégustation sont assez rares.


A moins d’être sommelier ou vrai passionné, on ignore souvent les 3 étapes de dégustation d’un vin, même si l’on a tous en tête l’expert qui fait tourner le liquide dans son verre à pied ou qui le recrache dans un seau au lieu de l’avaler (toujours avec élégance bien sûr !). Mais aujourd’hui, on vous explique en détail les bons gestes et les différentes informations révélées par chacun de ces moments où tous les sens sont en éveil.



Les étapes de dégustation du vin


L’examen visuel du vin


En premier, vous allez utiliser vos yeux, en admirant le vin dans votre verre quelques instants. L’environnement est important : l’idéal est de le faire au-dessus d’une surface blanche et sous une bonne lumière pour ne rien rater.


  1. On va d’abord observer la couleur du vin, que l’on appelle la robe. Celle-ci va notamment vous apporter des renseignements sur l’âge de la bouteille. Par exemple, un vin rouge pourpre ou violet est plutôt jeune. S’il tire vers le brun, il aura plus d’années. Pour les vins blancs, une robe assez orangée indique parfois un taux de sucre plus élevé. Si elle est presque transparente, le vin blanc est jeune.

Les habitués arrivent même à reconnaître le cépage selon la couleur qui varie selon celle de la peau des raisins ou se fient aux reflets du vin pour définir leur âge.

  1. La propreté du vin : est-il limpide ? Y a-t-il des particules dedans ou en surface ? Un bon vin n’en a pas ! Ou alors il s’agit d’une spécificité due au filtrage.

  2. On penche le verre et on observe, avec ce geste que tout le monde connaît. Cela permet d’observer les gouttes le long des parois : les “larmes”. Elles vous informeront de la viscosité : si elles descendent vite, le vin sera plus acide et vif.


L’examen olfactif du vin


Pour cette deuxième étape de la dégustation d’un vin, il y a là aussi plusieurs sous-étapes. Les arômes qui se dégagent en disent beaucoup sur la qualité et les saveurs de la bouteille. C’est sûrement l’un des gestes les plus difficiles à acquérir, car il demande de la sensibilité. Mais avec de l’entraînement, on arrive petit à petit à développer son nez et sa palette olfactive.


  1. Le premier nez : on sent le vin avant de l’aérer. Ainsi, vous pourrez savoir s’il s’agit d’un vin “fermé” aux arômes discrets au premier abord, qui aura besoin de passer en carafe pour exprimer toutes ses saveurs. Ou bien d’un vin dit “ouvert”, avec de la puissance. C’est à cette étape qu’on peut détecter les premiers défauts reconnaissables - un vin bouchonné par exemple.

  2. Le deuxième nez : on aère le vin, généralement en le faisant un peu tourner dans son verre. Nous vous conseillons de fermer les yeux pour cette étape et de vous laissez porter : quelles senteurs y a-t-il ? À quoi elles vous font penser ? Les arômes au contact de l’air vont se développer, prendre de l’ampleur et vous en dire plus sur le cépage d’origine. Fleurs, fruits, épices, herbes, goût iodé ou fumé… Quelles saveurs devinez-vous ?



L’examen gustatif du vin


Nous voici arrivés à la dernière étape de la dégustation de vin, mais sûrement la plus attendue : l’examen gustatif. Attention, c’est un peu technique ! Vous allez prendre une petite quantité seulement dans votre bouche. Puis vous entrouvrirez les lèvres pour aspirer un peu d’air que vous expirerez par le nez. Cela permettra aux arômes de bien se développer et de circuler entre la bouche et le nez.


Pendant cette dégustation, il y aura trois étapes dans votre appréhension du vin :

  1. L’attaque : c’est la première impression, la première gorgée. Est-ce que ce contact est faible, intense ? Sucré, acide, amer, salé ?

  2. Le milieu de bouche : quelle est la texture du vin ? Sa saveur ? Faites le tourner dans votre bouche pour bien dégager chaque goût.

  3. La finale : c’est le moment d’analyser la longueur en bouche, c’est-à-dire la persistance des arômes. Un vin qui dure en bouche démontre plus de complexité et souvent une plus grande qualité.



Nos conseils pour les étapes de dégustation d’un vin



Nos conseils pour les étapes de dégustation d'un vin

Pour apprendre à déguster un vin, nous vous conseillons de le faire lors d’un atelier œnologie. Ainsi, toutes les conditions seront réunies : plusieurs bonnes bouteilles avec une belle diversité, des verres à pied adaptés, des carafes à vin, une lumière adéquate et surtout les conseils d’un professionnel qui vous guidera.


Voici nos derniers conseils pratiques pour profiter de ce moment :

  • On tient toujours le verre par le pied et non le ballon, pour ne pas le réchauffer.

  • L’environnement joue pleinement un rôle dans cette expérience : caveau, lieu atypique (comme tous nos salons privatisables par exemple).

  • Si vous servez le vin, faites attention à ne pas mettre de dépôt du bouchon de liège dans la bouteille et remplissez peu les verres pour pouvoir les manipuler sans en renverser.

  • Cracher le vin n’est pas forcément recommandé pour les débutants, car vous pourriez passer à côté de certaines saveurs longues en bouche. Mais si de nombreuses dégustations sont prévues pendant votre cours d'œnologie et que vous voulez garder la tête sur les épaules, n’hésitez pas à cracher !



Ces 3 étapes de dégustation du vin sont un vrai travail de tous vos sens. Au fil du temps, vous arriverez à ressentir plus de nuances et à deviner l’âge ou la provenance d’un vin. Mais surtout, ces ateliers œnologiques sont à nos yeux l’occasion de découvrir quel type de vin vous avez aimé, tout en explorant la grande diversité d’arômes possibles.


Bonne dégustation !




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